4ème de couverture :
Dans le laboratoire du père de Jill Jekel, il y a une boîte, fermée à double tour. Jill sait qu'elle ne doit y toucher sous aucun prétexte. Mais quand son père est retrouvé assassiné dans des circonstances mystérieuses et qu'elle découvre que ce dernier avait vidé le compte en banque destiné à payer ses études, elle n'hésite plus.
Car cette boîte contient le secret de la transformation du célèbre Dr. Jekyll en son alter ego maléfique, Mr. Hyde. En reproduisant cette formule, Jill décrochera certainement la bourse d'études qu'elle convoite.
Au laboratoire, elle est aidée par son ami Tristan Hyde, dont les motivations sont plus obscures... et plus dangereuses.
Parviendront-ils à résister au pouvoir de l'élixir ?
Tout n'est qu'une question d'alchimie...
Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ce livre : il présente à la fois tout ce qu'on attend d'un roman d'inspiration bit-lit (transformation, histoire d'amour) et beaucoup d'inattendue.
Je m'inquiétait un peu en ouvrant ce livre, ne connaissant pas du tout l'Histoire du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde et ce fut une agréable surprise : le premier donne tout de suite envie d'ouvrir le second. L'auteur ne cherche pas à être tendance, juste à se faire plaisir. Cela se ressent énormément à travers les lignes qu'on lit : on affiche un grand sourire du début à la fin de la lecture.
L'auteur use pas mal de l'auto-dérision, mais de façon discrète ce qui est vraiment agréable. On a l'impression d'être dans la confidence, d'être le seul à être au courant de ce qui se passe...
Le livre est écrit du point de vue des deux héros en alternance. On vit donc chaque événement avec les deux personnages en sentant vraiment ce qu'ils ont ressenti.
On passe vraiment un très bon moment avec Alchimie
Quelques extraits :
TRISTAN :
Pourtant, la présence de Jill entre mes bras, ce mélange ennivrant de passion et de tendresse qu'elle éveillait en moi... Je n'avais rien éprouvé de tel avec aucune autre fille, et je ne pouvais me résoudre à m'y arracher. Je voulais que ce baiser dure pour toujours, certain qu'il s'agissait du dernier, absolument certain qu'il s'agissait du plus beau, et je serrai Jill plus fort contre moi, avide de sa présence, tel un condamné à mort s'efforçant de savourer son dernier repas alors qu'il entend se dresser l'échafaud de l'autre côté de sa cellule.
TRISTAN :
Peut-être ressentais-je ce calme parce qu'à mon réveil, après avoir rêvé du meurtre de Jill Jekel, j'avais réalisé, sans l'ombre d'un doute, que j'étais amoureux d'elle. Peut-être étions-nous "tous les deux" amoureux d'elle, la bête et moi. Attirés par son innocence, ces grands yeux confiants, sa fragilité,...
La différence, c'est que la bête voulait verser le sang de Jill, la posséder pour mieux la détruire... Tandis que moi... j'étais prêt à verser mon "propre" sang pour la sauver.
TRISTAN :
Un grand type costaud d’un mètre quatre-vingts qui avoue à une jeune fille timide et sans défense qu’il a peur d’être un monstre, l’invite à le suivre dans un lycée désert en pleine nuit, sachant que le père de la jeune fille a été brutalement assassiné par un inconnu. Pas étonnant qu’elle ait pris la fuite !
JILL :
J'avais beau savoir que j'étais en train de contaminer son âme, que je le conduisais droit à sa perte, je l'embrassai avec une tendresse et une passion telle que l'espace d'un court instant, j'eus le sentiment de ne faire plus qu'un avec lui. De vivre et de respirer à travers lui. De partager la force qui avait toujours été la sienne, homme ou monstre. L'espace d'un instant, "j'étais" Tristan et il faisait parti de moi.
JILL :
Jill Jekel : docile, corvéable à merci, mais jetable comme un kleenex.

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