samedi 24 décembre 2011

Divergent, de Veronica Roth

4ème de couverture :

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. A 16 ans, Béatrice issue de la faction des Altruistes doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d'évaluation lui donnent le choix : elle est divergente... Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort...

Mon avis :

N'ayant plus rien à lire pour les vacances de Noël, je me rendis à la librairie la plus près de chez moi. Vagabondant comme à mon habitude dans le rayon jeunesse, je tombas sur ce livre dont beaucoup d'échos positif m'étais revenus.
La première chose que je me suis dit ... c'est à quel point les éditons Blast ont eu la bonne idée de faire un résumé sur la quatrième de couverture aussi court ! Grâce à ça, j'ai été surprise de nombreuses fois pendant ma lecture !

Sincèrement, je ne m'attendais pas à ça ... je ne savais pas trop quoi trouver en le lisant et au final j'ai adoré ! j'ai lu le livre en quasiment une journée. J'ai été emportée dans l'histoire de Tris, qui est, au passage, un personnage que j'ai adoré. J'ai vécu avec ses émotions, je me suis sentie très proche d'elle ! Et ceci a été possible grâce à l'écriture simple, fluide et vraiment géniale de Veronica Roth.
J'ai également adoré Quatre ... tout livre a son lot de garçon irrésistible que l'ont est obligé d'adorer et bien ici c'est bien lui ! Fiu ... que d'émotion !

Je n'ai relevé aucun défaut à mon sens, j'ai juste adoré ! et j'en fais un coup de coeur ! Si vous n'avez toujours pas lu Divergent, si vous aimez la dystopie, n'hésitez pas ! lisez le !


Quelques extraits :

 -Uriah extrait une bille de peinture de son fusil et la presse entre le pouce et l'index. Le train vire sur la gauche et le mouvement le projette contre moi. Il a pincé la poche trop fort et un jet de peinture rose nauséabonde jaillit de la bille pour m'asperger le visage.
Marlene est pliée de rire. Je m'essuie lentement le visage et je barbouille la joue d'Uriah. Une odeur d'huile de poisson envahit le wagon.
Berk!
Il presse de nouveau la bille dans ma direction, mais le trou est placé du mauvais côté et la peinture jaillit dans sa bouche. Il la recrache avec des râles de suffocation.
Je m'essuie sur ma manche et je ris jusqu'à avoir mal au ventre.
Si toute ma vie pouvait ressembler à cette nuit, pleine de rire et d'action intrépide du genre d'épuisement qu'on éprouve après une journée bien remplie, je serais satisfaite.
Je regarde Uriah se gratter la langue du bout des ongles, en me disant que tout ce que j'ai à faire, c'est réussir l'initiation, et que cette vie sera à moi.


-Chez moi, je passais des soirées calmes et agréables avec ma famille. Ma mère tricotait des écharpes pour les gamins du quartier. Mon père aidait Caleb à faire ses devoirs. Il y avait du feu dans la cheminée et la paix dans mon cœur, puisque je faisais exactement ce que j'avais à faire, et tout était tranquille.
Je n'avais jamais été portée par une armoire à glace, je n'avais jamais eu de fou rire à table, ni écouté la rumeur de cent personnes qui parlent toutes en même temps. La paix a quelque chose de contenu, ça c'est la liberté.







 

lundi 12 décembre 2011

Ne jamais tomber amoureuse, de Melissa Marr

4ème de couverture :

Ne pas lui parler.
Ne pas le toucher
Ne jamais lui réveler que je peux le voir.

Elle est fragile et mortelle. Il est cruel et séduisant. Ainsi commencent la bouleversante histoire d'amour de Keenan et d'Aislinn.


Mon avis :

Ca y est, vous allez sans doute vous demander ce que je suis encore allée pêcher. Quelle histoire de midinette va-t-elle encore nous sortir ? Sans doute une amourette entre un garçon super beau et fort et tout et tout qui se révèle avoir de grandes dents et une pauvre petite innocente qui ne demande rien de mieux que d’être croquée ? Et bien pas tout à fait ( pour l’aspect grandes dents du moins ;) ).
J’avoue avoir été un peu dubitative en découvrant la couverture et le titre de cet ouvrage. Toutefois passons ce détail qui est dû à un étrange choix de traduction du titre original ( Wicked Lovely, en gros délicieusement malicieux, mauvais, etc) pour nous intéresser à cette histoire signée Melissa Marr.
Même si le récit en lui-même rappelle bon nombre de romans du même genre qui fleurissent en ce moment au rayon jeunesse, c’est à dire un jeune homme mystérieux courtisant une adolescente tout ce qu’il y a de plus ordinaire, « Ne jamais tomber amoureuse » révèle quelques bonnes surprises et se trouve être finalement très sympathique à lire. Point de nosferatu et autre suceur de sang, puisqu’il est ici question de fées. Toutefois, je vous vois venir, n’allez surtout pas imaginer de gentilles petites créatures virevoltant d’une fleur à l’autre en battant gaiement des ailes. Que nenni il est ici question des aspects les plus sombres de la gent féeriques, de créatures cruelles et dangereuses, celles décrites dans les légendes irlandaises sous le nom de Sidhe.  

Aislinn vient d'une lignée de femmes qui peuvent voir les fés, invisibles aux humains. Afin de survivre, sa grand-mère qui l'élève lui a imposé une série de règles comme le fait de ne jamais attirer l'attention des fés sur soi ou de ne raconter la vérité à quiconque. Grâce à cela, Aislinn peut vivre un semblant d'existence normale, notamment avec son ami Seth, lorsque surgit un fé qui la poursuit de ses assiduités. La jeune fille est alors plongée dans une lutte ancestrale entre Keenan, le Roi de l'Eté, et sa propre mère, la Reine de l'Hiver.

Aislinn est une jeune fille courageuse et forte, elle ne se laisse pas aveugler par la beauté subliminale de Keenan mais prend pleinement conscience des enjeux qui se jouent. Malgré son look original, Seth est le garçon parfait qui soutient Aislinn durant toute cette aventure, même s'il se sent dépassé parfois, tandis que Keenan est un peu capricieux et autoritaire. Ajoutez une marâtre qui joue la méchante de l'histoire et une Princesse des glaces désenchantée, et vous obtenez une très jolie histoire remplie de magie mais qui reste moderne, très réussie!

Sur les trois tomes qui sont déjà sortis aux Etats-Unis, le deuxième tome se focalise sur d'autres personnages, mais le troisième revient sur Aislinn, Kennan et Seth.

jeudi 8 décembre 2011

La forêt des damnés, de Carrie Ryan

4ème de couverture :

Dans le monde de Mary, il y a des vérités simples.
Les Sœurs savent toujours le mieux.
Les Gardiens protègent et servent.
Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais.
Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les protège de la Forêt des Damnés. Mais peu à peu, les vérités de Mary s'effondrent et son monde est plongé dans le chaos.

Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies.
Une histoire d'amour ensorcelante.

Mon avis :

Le village dans lequel vit Mary cache beaucoup de secrets et les règles y sont strictes, dictées par les Soeurs de la Congrégation sous couvert de religion. Certains comportements et découvertes macabres font vraiment froid dans le dos, car tout est fait dans une optique de survie de l'espèce humaine. Même s'il faut pour cela manipuler les foules et les laisser dans l'ignorance. Plusieurs aspects de l'histoire portent donc à réflexion. Mais je ne détaille cependant pas plus l'univers car ce serait spoiler. Le reste fait partie de l'intrigue et est à découvrir, mais ce mystère ambiant et les nombreuses questions posées sont un point que j'ai beaucoup aimé.

 Mary et la narratrice et l'héroïne. Dès le début tout lui tombe dessus et elle se retrouve complètement seule au monde. Je ne sais pas comment elle réussi pourtant à ne pas baisser les bras. C'est un personnage que j'ai trouvé très fort mentalement. Seulement, il est dommage qu'elle m'ait parfois agacé par son petit côté "Je-ne-sais-pas-ce-que-je-veux". Elle ne se contente jamais de ce qu'elle a et ne se rend compte de son importance qu'au tout dernier moment.


Beaucoup d'émotion au rendez-vous également. Certains passage m'ont serré la gorge et filé les larmes aux yeux. C'est horrible, surtout la fin ! Et c'est ce qui fait de ce livre un coup de cœur. Même s'il m'a manqué de l'espoir et du positif. C'est en effet un peu trop amer et désespéré pour moi. Je ne sais d'ailleurs pas comment fait Mary pour survivre après ça. Ou même avoir envie de survivre. Il y a longtemps que j'aurais craqué personnellement. Bon, malgré sa force et son courage, il lui arrive de craquer pas mal de fois (et on comprend pourquoi !), mais au final elle se relève toujours.

Le petit hic : La fin m'a un peu laissé sur m'a fin!!! Je m'attendais à mieux et à moins déprimants, mais malgré ce roman reste tout de même un livre à ne pas raté!

mardi 6 décembre 2011

Alchimie, de Beth Fantaskey

4ème de couverture : 

Dans le laboratoire du père de Jill Jekel, il y a une boîte, fermée à double tour. Jill sait qu'elle ne doit y toucher sous aucun prétexte. Mais quand son père est retrouvé assassiné dans des circonstances mystérieuses et qu'elle découvre que ce dernier avait vidé le compte en banque destiné à payer ses études, elle n'hésite plus.
Car cette boîte contient le secret de la transformation du célèbre Dr. Jekyll en son alter ego maléfique, Mr. Hyde. En reproduisant cette formule, Jill décrochera certainement la bourse d'études qu'elle convoite.
Au laboratoire, elle est aidée par son ami Tristan Hyde, dont les motivations sont plus obscures... et plus dangereuses.
Parviendront-ils à résister au pouvoir de l'élixir ?
Tout n'est qu'une question d'alchimie...


Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ce livre : il présente à la fois tout ce qu'on attend d'un roman d'inspiration bit-lit (transformation, histoire d'amour) et beaucoup d'inattendue.
Je m'inquiétait un peu en ouvrant ce livre, ne connaissant pas du tout l'Histoire du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde et ce fut une agréable surprise : le premier donne tout de suite envie d'ouvrir le second. L'auteur ne cherche pas à être tendance, juste à se faire plaisir. Cela se ressent énormément à travers les lignes qu'on lit : on affiche un grand sourire du début à la fin de la lecture.

L'auteur use pas mal de l'auto-dérision, mais de façon discrète ce qui est vraiment agréable. On a l'impression d'être dans la confidence, d'être le seul à être au courant de ce qui se passe...

Le livre est écrit du point de vue des deux héros en alternance. On vit donc chaque événement avec les deux personnages en sentant vraiment ce qu'ils ont ressenti.
On passe vraiment un très bon moment avec Alchimie

Quelques extraits :

TRISTAN :
Pourtant, la présence de Jill entre mes bras, ce mélange ennivrant de passion et de tendresse qu'elle éveillait en moi... Je n'avais rien éprouvé de tel avec aucune autre fille, et je ne pouvais me résoudre à m'y arracher. Je voulais que ce baiser dure pour toujours, certain qu'il s'agissait du dernier, absolument certain qu'il s'agissait du plus beau, et je serrai Jill plus fort contre moi, avide de sa présence, tel un condamné à mort s'efforçant de savourer son dernier repas alors qu'il entend se dresser l'échafaud de l'autre côté de sa cellule.

TRISTAN :
 Peut-être ressentais-je ce calme parce qu'à mon réveil, après avoir rêvé du meurtre de Jill Jekel, j'avais réalisé, sans l'ombre d'un doute, que j'étais amoureux d'elle. Peut-être étions-nous "tous les deux" amoureux d'elle, la bête et moi. Attirés par son innocence, ces grands yeux confiants, sa fragilité,...
La différence, c'est que la bête voulait verser le sang de Jill, la posséder pour mieux la détruire... Tandis que moi... j'étais prêt à verser mon "propre" sang pour la sauver.

TRISTAN :
 Un grand type costaud d’un mètre quatre-vingts qui avoue à une jeune fille timide et sans défense qu’il a peur d’être un monstre, l’invite à le suivre dans un lycée désert en pleine nuit, sachant que le père de la jeune fille a été brutalement assassiné par un inconnu. Pas étonnant qu’elle ait pris la fuite !

JILL : 
J'avais beau savoir que j'étais en train de contaminer son âme, que je le conduisais droit à sa perte, je l'embrassai avec une tendresse et une passion telle que l'espace d'un court instant, j'eus le sentiment de ne faire plus qu'un avec lui. De vivre et de respirer à travers lui. De partager la force qui avait toujours été la sienne, homme ou monstre. L'espace d'un instant, "j'étais" Tristan et il faisait parti de moi.

JILL :
Jill Jekel : docile, corvéable à merci, mais jetable comme un kleenex.

dimanche 4 décembre 2011

Obsession, de Catherine Kalengula

4ème de couverture : 

Je sens de nouveau l'étrange caresse qui m'avait tant terrifiée alors que je dansais seule sur la scène du Fairhall. Envoûtée par ce souffle, je suspends tout mouvement, de peur de l'interrompre.
Soudain, un murmure au creux de mon oreille. Les battements de mon coeur se bousculent. La panique me submerge.
Comme l'autre fois, il n'y a personne près de moi. Une seule question, une seule obsession : suis-je en train de devenir folle?

Une jeune danseuse débarque à New York pour y accomplir le rêve de sa vie. un rêve qui va virer à la hantise...


Mon avis :

ohlala quelle révélation, je ne l'ai plus laché, un ptit bijoux. On sent que l'auteure française est bercée par les lectures anglophones, j'ai beaucoup aimé sa façon d'écrire, ses dialogues et les mots choisit.

Gisèle est une danseuse française de 19 ans qui décide de quitter son foyer en France pour tenter de percer à New York, à Broadway. Elle est battante et tenace, ses parents ne l'encourageant aboslument pas, et va essayer de faire sa place dans ce monde impitoyable où souvent règnent méchanceté et égoisme.
 On rentre rapidement dans le vif du sujet, Gisèle sentant de délicieuses caresses sur sa peau. La prise de contact de Chance avec elle est d'une sensualité rare, faisant vibrer Gisèle qui n'a encore jamais ressenti ce type de désir. Elle se croit dabord folle, ce qui ammène une touche humour.
Le personnage de Chance est magnifiquement décrit et exploré, même si le roman est raconté à la première personne, du point de vue de Gisèle (ahh que c'est agréable), on vit tout ce que Chance peut ressentir, à travers ses paroles et ses gestes.Gisèle le décrit parfaitement bien, d'une beauté insoutenable, des yeux saphir qui la transpercent. Il est délicieusement addictf, elle dit de lui qu'il la fascine, la subjuge, il est sa drogue. Même si leur relation est ou deviendra malsaine, elle est dictée par ce besoin de lui, de le sentir proche d'elle, sous peine d'être en manque.

Pour finir il s'agit de la version, certes différente, du célèbre Fantôme de l'opéra.

 
Dans le livre on parle beaucoup de "mémoire d'une geisha" car c'est la première musique sur laquelle Gisèle à danser au Fairhall.

vendredi 2 décembre 2011

Nightshade T1, Lune de Sang, d'Andrea Cremer

4ème de couverture : 

Calla commande à sa meute, elle ne commande pas à son cœur.

Calla appartient à la meute des Nightshade. Comme tous les siens, elle à le pouvoir de se transformer en louve. Le soir de la Lune de Sang, elle sera unie au séduisant Ren, loup-garou de la meute rivale. Mais lorsqu'elle viole les lois de ses maîtres pour sauver la vie de Shay, un jeune lycéen, Calla remet en question son destin. En suivant son coeur, risque-t-elle de tout perdre - y compris sa propre vie?

Un roman sombre est étincelant comme un diamant brut.


Mon avis : 

On entre donc dans le monde de Calla, une lycéenne de dix-sept ans, mais pas une lycéenne comme les autres, elle est l'alpha de la meute des Nightsade, elle est une Protectrice. Dans le premier chapitre, elle sauve un humain : Shay de l'attaque d'un Grizzly lors d'une de ses patrouilles du dimanche dans les montages. Et ce alors qu'elle n'a pas le droit, et enfreint donc les règles des Gardiens.
Calla est promise à Ren Laroche, alpha de la meute des Bane. Et la situation ne l'enchante pas plus que ça, mais elle n'a pas le choix; et obéit aux ordres.
Calla est une jeune fille sympathique, qui tient à cœur le bien-être de sa famille, et de sa meute. Mais qui parfois m'insupporte car elle ne sait jamais dire « non », ou alors fait de la peine à certains ses amis sans s'en rendre compte.
J'apprécie Ren, le séducteur de service, mais qui reste un personnage assez possessif et est assez sensible. Ainsi que beaucoup des personnages secondaires comme Bryn qui est le personnage « cliché » de la meilleure amie, mais qui reste une amie en qui on peut faire confiance. Comme Ansel, son frère, personnage qui m'a fait rire à plusieurs reprises. Ou encore Mason, un personnage qui est très peu présent, et pas assez mis en avant selon moi.
J'ai donc vraiment apprécié cette lecture, l'intrigue est bien menée, je ne me suis jamais ennuyée. La présentation du livre est très originale, surtout par cet aspect « cranté » des pages qui donne un petit côté de « vécu », on pourrait peut-être même dire de « mordillé par les loups ». Et je recommande ce livre à tous les amoureux des loup-garous ! Sans hésiter, je lirai le second tome dès sa sortie.